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Paris/Londres en bus avec OUIBUS : mon expérience épique

dimanche 14 janvier 2018 Sam Poupou 1 Comments

Deux ans que le London Calling m'appelle à corps et à cris ! Trève de plaisanterie. Cela faisait 2 ans que je n'avais pas visité ma ville de cœur. Une attente qui me semblait interminable, surtout que j'aime la voir lorsqu'elle se pare de lumière pendant la période des fêtes. 

Comme d'habitude, je décide à ce moment-là de réserver mon petit billet aller/retour avec Eurostar. Sauf que cette fois-ci, comme je m'y suis prise un peu tard, j'ai loupé les bonnes opportunités...Et mettre plus de 150,00 € dans un billet de train aller/retour, no way ! Surtout que je compte voyager un max à petit prix et que je voulais faire quelques achats sur place.


Alors, je me suis reportée sur la solution de faire ce fameux aller/retour en bus en choisissant OUIBUS, compagnie de bus que je connais très bien car je me déplace quasiment avec elle pour mes trajets Paris/Lille et j'avais testé Paris/Bruxelles avec succès. Alors pourquoi pas Londres ? Surtout que mon aller/retour ne m'a coûté que 38,00 € pour environ 9h de trajet aller. Même si l'Eurostar est beaucoup plus rapide, j'ai misé sur le prix cette fois-ci.

Départ de la gare de Paris Bercy pour 13h, du moins c'est ce qu'il y avait sur le papier car généralement, on ne part jamais à l'heure avec OUIBUS : les retards peuvent aller de quelques minutes à 1h. Si vous avez des correspondances, ce facteur sera à prendre en compte, comme les arrivées tardives dues aux embouteillages, ce qui est fréquent en région parisienne en heure de pointe. 


Si vous choisissez cette solution, partez donc dans l'optique de prendre votre temps, surtout qu'à bord des OUIBUS tout est fait pour que le voyage se passe bien : des places numérotées données 1h avant  le départ sur l'application - que je vous recommande de télécharger, cela évite d'imprimer son billet papier qu'on risque de perdre - des sièges inclinables et confortables équipés d'un repose-pieds, des toilettes, et surtout le WIFI à bord et des prises électriques  et ports USB vachement utiles pour des longs trajets.

Petite (mauvaise) surprise que j'ai apprise 24h avant le départ par mail : une portion du trajet ne se fera pas en Shuttle (= le fameux Tunnel sous la Manche), mais en ferry. Ce qui veut dire, une arrivée plus tardive que l'heure prévue à la station de Victoria à Londres - 1h30 vs 45 minutes pour la traversée de la Manche - et lorsqu'on a le mal de mer, cela peut être très désagréable. Je me souviens encore de mon dernier ferry Calais/Londres #maladecommejamais :-(.


En arrivant à Calais avant d'embarquer dans le ferry, passage en douane obligatoire : pour cela, nous sortons du bus et nous présentons tout d'abord à la douane française, puis à la douane britannique muni de sa carte d'identité ou de son passeport. Pour l'instant, pas de visa à l'horizon même si le Brexit a été voté.

Après les contrôles douaniers, nous embarquons dans le ferry. Nous sortons du bus et là commencent les 1h30 de traversée les plus longues de ma vie. C'est simple : j'ai passé la grande partie du temps allongée sur une banquette armée de ma doudoune pour me tenir car je me les gelais prise de nausées et de maux de tête de malade après avoir ingurgité un chocolat chaud pour me réchauffer.


Arrivés à Douvres, place à 2h de bus afin d'arriver à bon port à la station de bus de Victoria avec 40 minutes de retard, point de retour vachement pratique pour prendre notamment le métro car la gare se trouve à 5 minutes à pied.


Pour ce qui est du retour, même si cela a bien commencé, il s'est avéré épique grâce à Dame Nature. Départ à 10h tapantes heure britannique de la station de bus de Victoria - bus qui n'était pas annoncé sur les écrans, alors j'ai demandé à l'agent d'accueil qui m'a indiqué le quai - nous prenons la route pour Folkerstone afin d'embarquer dans le Shuttle, accueillis par la neige.


Cette fois-ci, nous commençons par nous faire contrôler par la douane britannique. Avant de remonter dans le bus pour passer au contrôle côté français, petite pause au duty free et au restaurant pour faire quelques provisions car le trajet long, très long...Finalement le contrôle de la douane française s'est fait dans le bus : on nous a pris nos papiers puis rendus quelques minutes plus tard. 


L'heure d'embarquement a enfin sonné ! De mémoire, il était 13h lorsque le bus s'est placé dans son compartiment. Quelques minutes plus tard, une annonce nous prévient que le Shuttle ne peut pas démarrer à cause d'une panne électrique due à la neige. J'en profite donc pour m'assoupir. Arrivée à Calais, je me réveille enfin. 

Et là, c'est le drame !!! 

Je découvre avec effroi l'heure d'arrivée à Paris Bercy : 00h20 au lieu de 20h20 !  Sachant qu'en plus un arrêt était théoriquement prévu à Lille vers 17h...


Le chauffeur nous informe donc que due à la neige qui est bien tombée dans le Pas-de-Calais et qui s'est avérée être bien tenace, les axes principaux sont saturés. Du coup, ce dernier décide de changer son itinéraire et de passer par les départementales et nationales. 

Même si le chauffeur a roulé avec maîtrise et prudence, il y a plus d'une fois où je n'ai pas eu peur que le bus dérape et finisse dans le fossé...A ce propos, nous découvrons lors du trajet en plus de la neige qui n'en finissait plus de tomber, quelques voitures qui ont finis leur course sur le bas côté de la route.

3h plus tard, nous arrivons enfin à Lille un peu avant 19h. Un arrêt de 20 minutes qui permet à quelques passagers de quitter le bus et à d'autres d'embarquer.

En route pour Paris pour un trajet de moins de 3h avec un changement de chauffeur. Nous arrivons enfin à Paris Bercy à 22h20 au lieu des 00h20 annoncés à Calais. Et c'est épuisée par ces 11h de trajet, pauses comprises, que je décide de commander un Uber pour rentrer chez moi.

Je me souviendrai longtemps de ce trajet Paris/Londres. Pour une première fois, je ne m'attendais pas à vivre autant de péripéties qui ont fait de trajet quelque-chose d'épique.

Je réitérerai cette expérience sans problème avec OUIBUS car le prix en valait la peine, mais au printemps ou en été pour éviter d'être piégée par Dame Nature.



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1 commentaire:

  1. Wow sacrée expérience ! Moi aussi jusqu'à présent je suis partie à Londres uniquement en Eurostar... j'avoue que le bus c'est vraiment en cas de dernier recours, ça ne me branche pas du tout pour un trajet comme celui-ci et ton expérience valide mon avis haha

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