CATS – The Musical au Théâtre Mogador
Depuis toute petite, j’ai toujours été fan des comédies
musicales. Cet amour fou a commencé par West
Side Story, film que j’ai vu pour la 1ère fois lorsque j’avais
10 ans et que j’ai eu la chance de voir en comédie musicale au Théâtre du Châtelet il y a quelques
années, et en V.O. of course !
Parmi ma liste de comédies musicales à voir absolument – à Broadway, à Londres ou ailleurs - figure
tout naturellement CATS. Entraînée
par la célébrissime chanson Memory,
je mourrais d’envie de savoir pourquoi une comédie musicale parlant de matous se
réunissant dans une décharge pour un bal annuel avait autant de succès et était
la comédie musicale la plus jouée dans le monde entier.
Intriguée par la chose, j’ai donc pris mon billet pour
voir cette fameuse comédie musicale en version française au Théâtre Mogador quelques jours avant
l’ouverture de rideau officielle.
Composée à la fin des années 70 par le légendaire
compositeur britannique Andrew Lloyd
Webber (Evita, le Fantôme de l’Opéra, Jésus
Christ Superstar…) et s’inspirant d’un recueil de poèmes de T.S. Elliot appelé Old Possum’s Book of Practical Cats, CATS – the Musical raconte
l’histoire de chats, les Jellicles,
se réunissant pour un bal annuel. A cette occasion, le doyen de la bande, le
vieux Deuteronomy, choisit un chat
âgé qui sera destiné à renaître. Grizabella,
chatte qui a quitté les Jellicles
pour aller voir le monde extérieur et tombée en disgrâce, a perdu de sa superbe
et cherche à se faire accepter à nouveau par la bande. Emportée par la chanson Memory, c’est elle qui sera l’heureuse élue
pour « renaître » et ainsi bénéficier d’une nouvelle vie de chat.
Une histoire assez atypique qui change des histoires
d’amour tragiques ou à l’eau de rose mais qui respecte tout de même les codes
de la comédie musicale dans sa mise en scène.
Lorsque le rideau est tombé, j’ai été surprise de ne pas
avoir vu de réel fil conducteur avec un début et une fin. A la place, nous
avons une succession de tableaux à la fois dynamiques et émouvants avec comme toile
de fond la décharge publique colorée qui est le QG des Jellicles.
Les costumes et les maquillages font des acteurs des
félins à taille humaine. Moi qui étais au niveau du balcon et donc assez loin
de la scène, j’ai été émerveillée. En tout cas, je n’ai pas vu le temps passé
pendant le spectacle tant la performance des acteurs m’a transportée :
leur façon de se mouvoir lors des parties chorégraphiées, d’interpréter à la
perfection les mouvements d’un chat. Tout cela était dynamique et entraînant.
Même si les voix manquaient parfois de justesse et que
les paroles en français peuvent être « déroutantes », surtout quand
on connaît la version originale de certaines chansons, on sentait qu’il y avait
quand même beaucoup d’émotion dans l’interprétation vocale. J’ai même versé
quelques petites larmes lorsque le moment de Memory était arrivé. Un silence religieux a envahi la salle et j’ai
pu apprécier la voix émouvante et forte de Grizabella.
Même
si l’histoire de CATS – the Musical reste assez atypique, elle reste une
comédie musicale typique et incontournable.
J’ai su
l’apprécier à sa juste valeur et ne me suis pas du tout ennuyée à travers les
différents tableaux qu’elle m’a présentés. Elle a su donc toucher l’amoureuse
de comédies musicales que je suis. Je serai quand même curieuse de la voir un
jour en V.O. Un jour peut-être à Londres ou à Broadway ;-)
A partir du 01 octobre 2015 au Théâtre Mogador – PARIS
90 représentations
*crédit photo : Théâtre Mogador






