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Les codes du cinéma indien #Bollywood

Si vous me suivez depuis longtemps, vous devez sans doute savoir que l'une de mes passions est le cinéma indien, en particulier, celui de Bollywood.

Mon 1er film indien remonte à l'époque où j'étais ado : mes parents ayant une antenne parabolique, j'avais réussi à capter quelques chaînes indiennes et là, le coup de foudre a été immédiat ! Même si je ne comprenais rien, heureusement que certains films étaient sous-titrés en anglais, j'étais tout de suite attirée par l'intrigue, les personnages, mais surtout par les bandes-sons et les chorégraphiques car voyez-vous, le cinéma indien a des allures de comédie musicale. 



Pour certains, Bollywood peut être kitsch, voire même caricatural, mais c'est ce que j'aime et c'est cela qui fait tout son charme.

Qu'est-ce que Bollywood ?

Contraction des mots Bombay et d'Hollywood, Bollywood qualifie le cinéma indien tourné en Hindi ou en Hinglish (un mélange d'hindi et d'anglais) et donc originaire de Mumbai (le nouveau nom de Bombay). En Inde, il faut savoir que le cinéma est bien plus qu'un art ou une industrie, c'est une culture, un art de vivre qui fait partie intégrante de la vie de nombreux indiens, qui s'identifient aux acteurs qu'ils voient sur grand écran.



Chaque année, ce sont 250 films environ parmi les 1200 films indiens qui sortent en version Bollywood, allant du blockbuster au film à plus petit budget. L'émergence des films Bollywood a pris de l'ampleur au niveau international grâce à la nomination aux Oscars du film Lagaan en 2001 dans la catégorie meilleur film étranger.



Mais c'est surtout grâce à la sortie du film Devdas, premier film indien présenté hors compétition lors du festival de Cannes en 2002 dont les héros sont incarnés par Shahrukh Khan et Aishwarya Rai élue Miss Monde 1994.

Depuis, Bollywood essaie de rivaliser sans cesse avec les films internationaux grâce à des réalisations de plus en plus travaillées esthétiquement, des standards adaptés au monde occidental, mais sans oublier ses caractéristiques d'origine et ses codes.


Quels sont les codes d'un film Bollywood ?


Même si les genres tendent à se diversifier (comédies romantiques, action, horreur...) on trouve toujours les mêmes codes dans les films Bollywood.



Une histoire d’amour  : les indiens sont friands de ce genre d'histoires, surtout lorsqu'il y a une différence de castes ou de religions entre les amoureux et que les parents s'en mêlent. Un riche héritier qui a le coup de foudre pour la fille de la femme de ménage, une hindoue qui tombe amoureuse d'un musulman...



Des scènes fortes en émotions : qui dit histoire d'amour dit forcément scènes riches en émotions où les sentiments sont poussés à leur paroxysme et prennent des tournures dramatiques. émotionnellement et beaucoup de mélodrames. Coup de cœur absolu à mon chouchou Shahrukh KHAN (aka SRK) qui verse la larmichette comme personne ;-)



Une esthétique commune : l'utilisation de couleurs vives et chatoyantes, aussi bien dans les décors que dans les costumes. C'est une invasion de couleurs qui s'offre à nous à chaque visionnage. De l'ocre, du rouge, du rose vif...des couleurs à vous en faire exploser la rétine.

Du comique de situation : des scènes caricaturales à la limite du grotesque. De ce côté-là, au plus c'est gros, au mieux c'est, tout comme les effets spéciaux d'ailleurs. Un trait que l'on a du mal à assimiler en tant qu'occidental mais qui fait tout le charme du cinéma Bollywood.



Le patriotisme : quel que soit le genre, la fierté d'être indien est là. Un drapeau, une référence historique (notamment le conflit pour le Cachemire face au Pakistan), l'hymne national, tout est fait pour rappeler l'importance du pays.



Une sexualité suggérée : pas de contacts physiques ou directs avec l'être aimé, tout est suggéré par des gestes implicites ou des périphrases. Mais depuis quelques années, voulant coller au cinéma occidental, on commence à voir des scènes de baisers ou de contacts plus francs, mais jamais d'acte sexuel. Le cinéma Bollywood a quand même des limites, n'oublions pas que les indiens se rendent au cinéma en famille.



Des chants et des chorégraphies : voici le point qui différencie bien n'importe quel type de film indien au cinéma occidental. Des scènes musicales qui ponctuent le film à des moments clés comme la déclaration d'amour, la tristesse d'un personnage... D'ailleurs, la bande originale d'un film sort plusieurs mois avant celui-ci et son succès auprès du public définira si le film va faire un carton ou non.

J'espère que mon article vous aura donné envie de découvrir toutes les richesses qu'offrent Boolywood. 


Je publierai prochainement la liste de mes films favoris ;-)


Angélique : une Marquise des Anges 2.0

Il y a quelques semaines, j’ai reçu une invitation de la part des Victoires de la Beauté que je ne pouvais pas refuser : assister à la projection privée et en avant-première de la nouvelle version de la saga Angélique. Rendez-vous donc au Club Marbeuf où nous étions 40 blogueuses ainsi que la présence du staff des Victoires de la Beauté of course, staff qui nous a régalées à coup de pop corn et de sucreries en tout genre.


Si vous vous demandez qui est cette fameuse Angélique, lisez bien ce qui suit :

Angélique Sancé de Monteloup est une jeune fille qui a été est mariée de force par son père au riche Comte Joffrey de Peyrac, un homme beaucoup plus âgé qu’elle dont le visage a bien été abîme par la vie.

Petit à petit, Angélique se fait à sa nouvelle vie de château et se découvre des sentiments amoureux envers son Comte. Mais tout ce bonheur sera entaché par le Roi Soleil Louis XIV : ayant pris connaissance de l’énorme richesse du Comte de Peyrac, il  fait arrêter Joffrey et l’emprisonne à la Bastille pour sorcellerie et acte de trahison. 

Ce dernier sera condamné à mort.  Angélique n’a qu’une idée en tête : venger Joffrey au péril de sa vie !

Au début de la projection, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle entre cette version et celle sortie en 1964. Faut dire que la toute 1ère version d’Angélique, portée par deux grands acteurs tels que Michèle Mercier et Robert Hossein a eu un tel impact lorsqu'elle est sortie dans les années 60, même si cette version n'était pas au goût de son auteure.



Mais je suis bien contente que cette version 2.0 ait vue le jour car je gardais un assez mauvais souvenir de la 1ère version d'Angélique – on va me jeter des cailloux ! - : depuis petite, j’ai cette image d’Angélique pas très valorisante en fait, d’une femme soumise, manquant de caractère, se faisant "avoir" par les hommes. Une image un peu trop lisse à mon goût mais qui correspondait aux standards de l’époque. De là, je me suis refusée à revoir cette 1ère version avec des yeux d’adulte.


Je ne peux absolument pas faire le parallèle avec la saga littéraire car je ne l’ai jamais lue. Mais je peux vous dire que ce remake envoie du lourd. Durant la projection, j’ai complètement fait abstraction de la 1ère version. Je peux vous dire que l’on s’y prête au jeu et qu’on se laisse emporter facilement par ces deux nouveaux héros. 



Nora Arnezeder incarne une Angélique forte, rebelle,  irrévérencieuse, et j’adore ça ! Une fille qui ose tenir tête aux hommes dans la  France du XVIIème siècle ! Son jeu d’actrice est impeccable ! Au fur et à mesure que le film se déroule, on a l’impression qu’elle est complètement habitée par le personnage.



Quant à Gérard Lanvin, j’avais quelques appréhensions au départ concernant son interprétation du Comte de Peyrac. Pour moi, je le classais dans les acteurs un peu bourrus avec un côté bad boy. Il m’a agréablement surpris et a même réussi à me faire oublier l’interprétation faite par Robert Hossein.



Même si les deux protagonistes ont bien été choisis, le reste de la distribution mérite qu’on s’y attarde. 

A commencer par Tomer Sisley qui reprend le rôle du cousin d’Angélique, Philippe de Plessis Bellière. Même si le choix peut paraître assez audacieux, il est tout à fait très logique car Ariel Zeitoun, réalisateur de cette version 2.0, a voulu rendre hommage au côté maure d’Angélique à travers les origines yéménites de Tomer Sisley.



Autre choix surprenant, celui de Mathieu Kassowitz pour incarner Nicolas/Calembredaine : de lui, j’ai toujours gardé cette image de « kaïra » du cinéma français. Allez savoir pourquoi…Et en apparaissant dans un film de cape et d’épée, il nous prouve qu’il peut exceller dans n’importe quel type de film. C’est vraiment un acteur talentueux capable d’endosser n’importe quel rôle.



Mais mon coup de cœur pour ce casting va à l’acteur Simon Abkarian qui reprend le rôle de l’avocat Desgret, un rôle pourtant tenu par le très marquant Jean Rochefort. Il a un charisme qui se dégage de façon naturelle et son jeu d’acteur est excellent !

Après la projection, nous avons pu échanger quelques mots avec le réalisateur Ariel Zeitoun. Rencontrer un grand réalisant est assez impressionnant, mais c’est plutôt lui qui était très impressionné d’être entouré de 40 filles ! Rien que pour lui ! On a pu lui poser toutes les questions que l’on voulait au sujet du film, et il y a répondu sans langue de bois.

Maintenant, je n’ai qu’une envie : voir la suite de la saga, et pourquoi pas commencer à me plonger dans la lecture des bouquins ! 

Si vous aussi avez envie de découvrir ce premier volet de cette saga romanesque, le film sort sur nos écrans le 18 décembre 2013.